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Golden boy
04:12

Golden boy

Clip réalisé par Sara Olaciregui en 2016 - Avec Johann Abiola et Elios Noël - Chanson tirée de l'album "Les courbes d'une onde" - Lumière - Yohan Aziza Cadre - Allan Sapotille Photo - Milot Bernadin Figurants - Alexandre De Meireles, Octave Ducasse, Marie Davy, Ellen Rüdback, Laurette Lalande, Marie Desoubeaux, Néva Bonachera et Célia Landais. Merci à Hadrien Marchand pour les locaux. Monsieur Pierre – Guitare, voix Caroline Faber – Chœurs, impro finale Marie Davy – Chœurs Octave Ducasse – Batterie Xavier Zolli – Basse Philippe Baden Powell – Rhodes, piano Inor Sotolongo – Percussions Widad Abdessemed – Violon Luce Goffi – Violon Elisabeth Vollet - Alto Louise Leverd - Violoncelle Hamza Touré - Saxophone soprano Fabien Mornet - Guitare électrique Julien Parent - enregistrement, mixage et master Mon histoire, c’est celle d’un rejeton de la rue Qui bavait sur les vitrines et voulait pendre le père Noël. Quitte à foutre des bœufs derrière une charrue, Fallait trouver une oasis au milieu de mon Sahel. Avec le sens des affaires et le goût de l’argent, J’ai commencé à Auchan au rayon détergent. J’aurais vendu n’importe quoi à n’importe qui, J’poussais les plus fauchés vers un crédit à la sortie. Tirer partie de la misère, c’était le filon. J’ai bâtit ma fortune dans l’humanitaire. Des collectes pour l’Afrique dans des assos bidons. J’encaissais les thunes et jetais le riz dans les sanitaires. Itinéraire fulgurant à 25 balais, J’ai quitté mon taudis pour m’installer dans un palais. Pendant que les mecs de mon quartier coupaient des zedous, La bourse et la finance n’arrêtaient pas de me faire les yeux doux. J’apercevais les sommets j’voulais y faire ma place Je voulais me faire un nom parmi les premiers de la classe Je suivais à la trace le chemin qui a fait de moi L’esclave aux mains d’or avec un cœur de glace GOLDEN BOY, je suis au cœur d’un empire, J’ai des sbires dans les plus hautes sphères de l’état. GOLDEN BOY, mi pirate mi vampire Je vends comme je respire, des états d’âme, j’en ai pas. GOLDEN BOY, les bons coups je peux les sentir Aux quatre coins du globe, l’argent n’a pas besoin de visa. GOLDEN BOY, mais au cas où les choses empirent, J’aurais suffisamment pour vivre en Nabab à Ibiza. J’ai vite compris que l’argent n’était qu’un carburant La réponse éternelle à mes complexes récurrents J’n’ai eu pour obsession que de faire sauter ses barrières Du coup parler de ma vie revient à parler de ma carrière Au fond peu de gens ont vraiment compté pour moi Ma mère, une ou deux ex, pendant un ou deux mois Vraiment pas le temps pour les sentiments désolé m’man Mais j’avais trop d’boulot le jour de ton enterrement Tout s’est accéléré à ma première société, Un fond d’investissement domicilié aux Caïmans. L’objectif était clair : se gaver à satiété Acheter, liquider et ne rien laisser ou quasiment Je me souviens de cette usine dans la Somme Qui produisait des pneus et employait 2000 personnes Un an après être entré dans son capital 1000 salariés de moins et un bénef monumental Rien n’aurait pu contenter mon appétit vorace Mon besoin de briller de m’extirper de la masse L’argent est un remède qui calme mes angoisses Je suis l’esclave aux mains d’or avec un cœur de glace GOLDEN BOY, je suis au cœur d’un empire, J’ai des sbires dans les plus hautes sphères de l’état. GOLDEN BOY, mi pirate mi vampire Je vends comme je respire, des états d’âme, j’en ai pas. GOLDEN BOY, les bons coups je peux les sentir Aux quatre coins du globe, l’argent n’a pas besoin de visa. GOLDEN BOY, mais au cas où les choses empirent, J’aurais suffisamment pour vivre en Nabab à Ibiza.
Lancinant
04:32

Lancinant

Clip réalisé par Monsieur Pierre et Jeronimo Acero en 2020 - Avec Thomas Appolaire , Juliette Wiatr et Samuel Marlaud - Chanson tirée du livre musical "Qu'en est-il de l'Amour?" - Cadre, montage et étalonnage : Jeronimo Acero Remerciements : Aymeric Guilloux (Villa Eole), Bruno Boukala, Marie Lou De Vathaire, Owen Marlaud et Christelle De Nardi Texte, musique et arrangement: Monsieur Pierre Chant, guitare : Monsieur Pierre Chœurs : Marie Davy et Mélina Tobiana Claviers : Alex Finkin Basse : Xavier Zolli Batterie : Octave Ducasse Trompette : Vincent Echard Trombone : Sebastien Decalonne Enregistrement : Alex Finkin au Minimal Studio (Paris) Mixage et mastering : Alban Sautour au studio Sextan (Malakoff) Lancinant c'est l'histoire d'un homme qui est confiné dans les décombres de son appartement. Petit à petit lui reviennent en tête les secondes qui viennent de s’écouler. Il se souvient d’un sifflement, il se souvient de la guerre. Sa mémoire lui envoie aussi des flashs du temps béni où l’avenir s’offrait à eux. Paul et Sofia, une histoire d’amour qui se termine mal. Une chronique sur dix années, du bonheur à la tragédie. De la paix à la déraison. Paroles : En un éclat je suis ici, Piqué d’aiguilles de lumière Presque couché un peu assis Dans quelque chose de lunaire D’apesanteur et de silence Ma langue est âpre de poussière Sous une chape d’existence Broyée par je ne sais quelle colère On croirait à un mauvais rêve En attendant que j’me relève Dans ce chaos de bâtiments De souvenirs réduits en poudre Aléatoire mon châtiment S’est abattu comme la foudre J’ai rien à faire que d’espérer À la limite une prière Continuer à respirer Tant qu’il me restera de l’air Qu’est-ce que je fous dans ce conflit Ce monde fou qui me comprime Lancinant, me vient en tête un souvenir Une virée sur la corniche Un sentiment de liberté et l’avenir Que l’on pensait avec délice Je me souviens d’un sifflement Effrayant et familier Sur notre ville depuis un an Il en est tombé par milliers Mais cette fois c’était notre tour Quelle aubaine ridicule On s’agite dans les alentours À grand renfort de particules On croirait à un mauvais rêve En attendant que j’me relève J’entends une voix, on crie mon nom À quelques strates de décombres On dirait bien que c’est mon oncle Je n’ai plus la force de répondre Je m’imagine de mon abri À quoi ressemble le quartier Un champ de ruines et de débris Si je restais dans mon terrier Qu’est-ce que je fous dans ce conflit Ce monde fou qui me comprime Lancinant, me vient en tête un souvenir Du temps béni de l’insouciance Un sentiment de liberté mais l’avenir Était fait d’autres exigences
Golfe d'Aden
03:51

Golfe d'Aden

Clip réalisée par Sara Olaciregui pour le collectif Casa Medellin en 2015 - Avec Youna et Johann Abiola - Chanson tirée de l'album "Les courbes d'une onde" - Monsieur Pierre – Guitare, voix Caroline Faber – Chœurs Marie Davy – Chœurs Octave Ducasse – Batterie Xavier Zolli – Basse Philippe Baden Powell – Rhodes, piano Inor Sotolongo – Percussions Widad Abdessemed – Violon Luce Goffi – Violon Julien Parent - enregistrement, mixage et master Golfe d’Aden Ici quand les hommes partent, On ne sait jamais s’ils reviendront Faut pas chercher dans les cartes, L’issue est toujours à l’horizon Pour leurs femmes, ils sont pêcheurs, Mais ils ne ramènent pas de poissons. Ils ont un pavillon noir sur le cœur Et une tête de mort en écusson. Dans les eaux du Golfe d’Aden, Au large de la Somalie, On vit de ce que la mer nous amène. Ce n’est pas la haine qui nous entraîne A semer la zizanie, ici Dans les eaux du Golfe d’Aden Ici il n’y a pas grand-chose, La terre est sèche comme la lune. Il faut être virtuose Pour en tirer quelque fortune. Alors on s'tourne vers le large. On y voit passer des trésors. La faim nous pousse à l’abordage Au risque d’attraper la mort Une silhouette se détache dans le crépuscule Après deux jours d'une mer agitée. Notre pirogue à l'approche semble minuscule Je n'ai plus que de la bile à régurgiter Tous les versets du Coran aux vertus édulcorantes Auront beau être récités, Si mon corps en pâture est versé dans le courant, Aussi grand soit Dieu, Il ne voudra le ressusciter.
La pudeur voudrait
03:56

La pudeur voudrait

Clip réalisé par Thomas Appolaire en 2019 - Avec : Saabo Balde, Chan Me Song, Heejun Kim, Zakia Allel, Ydire Saïdi - Chanson tirée du livre musical "Qu'en est-il de l'Amour?" - 1ere Assistante Réalisateur : Cassandre Ostier Montage : Maxime Marques Étalonnage : Quinze Mètre Carré Location : Puzzle Vidéo Remerciements : Sarah Diallo Garcia, Restaurant Akasya, Anturia & Anissa Soilihi Texte, musique et arrangement: Monsieur Pierre Chant, guitare : Monsieur Pierre Claviers : Alex Finkin Basse : Xavier Zolli Batterie : Octave Ducasse Trompette : Vincent Echard Trombone : Sebastien Decalonne Enregistrement : Alex Finkin au Minimal Studio (Paris) Mixage et mastering : Alban Sautour au studio Sextan (Malakoff) Texte En son fleuve, la nuit charrie les somnambules Coulant de peine et d’ennui jusqu’à cet omnibus Sur les vitres les reflets des feux de la ville Colorent à peine les gueules des gens de cet asile Il y a là des âmes perdues, Dans les tourments de l’existence Pourtant le temps est suspendu À deux amants épris par un baiser intense En son ventre, la nuit ne fait pas de sentiments Il y a deux réfugiés dans ce compartiment La pudeur voudrait que je t’aime moins fort Car on ne sait pas voir les cœurs s’épandre La rumeur enferme au fond d’une amphore Le beau, la folie, le désir et le tendre En son peuple, la nuit attire les ténébreux Et puis ce couple brûlant avec le ventre creux Sous les regards sans égard, la frénésie Oppose la morale à la poésie Il y a là un événement Qui cristallise les émotions Et qui déchaîne les éléments Au milieu du silence une vibration En son spleen, la nuit vit des moments de grâce Qui s’éteignent soudain sans laisser une de trace