© photo Xavier Lambours

Qu'en est-il de l'Amour?

Livre musical

à paraître en mai 2019

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Contexte

        Un collectif d’artistes emmené par Monsieur Pierre s’est lancé dans le projet « Qu’en est-il de l’amour ? » au lendemain des attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015.

En déambulant sur les lieux du drame, dans le but de se recueillir, le musicien fut frappé par l’amour qui émanait des passants. Les Parisiens, qui ne sont pas réputés pour leur convivialité démonstrative ou leurs effusions de sentiments, sont capables, lorsqu’ils sont touchés, de se rassembler, de s’ouvrir et d’exprimer de la compassion.

Pourtant, la montée du nationalisme et les tensions sociales entre les différentes strates de la société tendent à prouver le contraire.

Monsieur Pierre en vint alors à se poser la question de la place de l’amour dans notre société.

C’est un sujet prédominant de la culture universelle, depuis la nuit des temps ; pourtant, il est rarement abordé dans le débat public et a un caractère suranné, futile.

Monsieur Pierre invite alors le photographe Xavier Lambours, l’illustrateur Stéphane Soularue et le graphiste Philippe Maintigneux à réfléchir à un projet commun autour de ce thème.

Thème

       L’œuvre propose un questionnement sur la place de l’amour dans la société. L’amour qu’il soit valeur universelle, relation intime ou plaisir charnel.

Au fil des chansons et nouvelles, des histoires insolites mettant en scène des personnages hauts en couleur viennent souligner le côté désuet que l’on prête à l’amour.

« Au sein de la société de l’image, des médias et de l’immédiat, qu’en est-il de l’amour ? »

Au travers de chaque histoire sont abordés des thèmes qui agitent la République, de la montée des populismes aux questions identitaires, en passant par la difficulté de l’intégration sociale de la classe populaire.

 

Moyens

          Le projet consiste en la création d’une œuvre pluridisciplinaire mêlant chanson, littérature, photographie, illustration et vidéo. 

  • La musique

            La couleur musicale se démarque de l’univers de Monsieur Pierre, qui emprunte habituellement ses influences aux musiques du monde (Brésil, Amérique latine et Afrique lusophone). Pour ce troisième opus, les sonorités sont issues de la pop, du groove, du jazz, voire du rock.

Les arrangements tournent autour de la guitare, de la basse, de la batterie, du piano électrique, des cuivres, oscillant entre la chaleur d’un son vintage et une ambiance moderne.

Ce qui ne change pas, cependant, c’est l’importance des mots. La composition, au service de la narration et des personnages, s’inscrit dans la tradition de la chanson française.

 

  • Les nouvelles

            Écrites par Monsieur Pierre, les neuf nouvelles (dont un préambule) sont le prolongement des chansons, empruntant un nouveau chemin, avec par exemple un autre narrateur ou un autre point de vue. Elles permettent de poursuivre l’histoire, de prendre le relais de la poésie et d’emmener le récit ailleurs. Le style de chacune diffère de par les procédés littéraires ou les niveaux de langage choisis.

 

  • La photographie

            Les images de Xavier Lambours illustrent les histoires et constituent une œuvre parallèle et autonome. 

 

  • Les illustrations

            Elles sont, en fil rouge, une évocation des personnages qui peuplent les récits. Le trait de Stéphane Soularue leur confère une étrange ressemblance, comme s’ils étaient membres d’une même famille.

  • La ligne graphique

            L’œuvre cherche à souligner l’image désuète que peut revêtir l’amour au sein de la société.

La ligne graphique conçue par Philippe Maintigneux change au fil des nouvelles afin de plonger le lecteur dans l'ambiance de chacune.

 

Collaborations

Xavier Lambours

            En 1975, Xavier Lambours, à tout juste vingt ans, travaille pour l’agence Viva. Il acquiert de l’expérience au sein de Hara-Kiri, pendant sept années qu’il consacre à des portraits et à des romans-photos. Il couvre son premier Festival de Cannes en 1983 pour Libération et publie son premier livre, Ciné-monde, avec les Cahiers du cinéma.

En 1987, son travail pour le FRAC Limousin finira par la publication de Figures du Limousin, aux éditions Herscher.

Il est cofondateur de l’agence Métis en 1989.

En 1992, il est lauréat de la Villa Kujoyama de Kyoto et fournit un travail sur le pouvoir au Japon. Ce travail est récompensé par le prix Niépce en 1994, est représenté au Centre national de la photographie la même année, et est publié aux éditions Marval en 1995.

Paraissent ensuite Le Rungis de Lambours aux Éditions du Bottin Gourmand en 1998, Rebonds aux éditions Louis Vuitton en 1999 et Vélolavie aux éditions Filipacchi en 2004.

Il expose « Lambours toujours » lors du Mois de la photo en 2006, et publie le livre Cinéma aux Éditions Intervalles en 2007. Il rejoint l’agence Signatures la même année.

En 2008 et 2009, il est résident à la Cité internationale des arts, où il crée une série de photographies de nus qui sera en partie exposée lors d’une rétrospective à la Maison européenne de la photographie, à Paris, en 2011.

Sa collaboration avec Louis Vuitton se poursuit. Depuis 2011, il se rend régulièrement sur le site de la fondation de l’entreprise, conçue par l’architecte Frank Gehry et commandée par Bernard Arnault, pour photographier les artistes qui y seront exposés.

Dans le même temps, il continue sa carrière en tant que reporter et portraitiste, notamment pour Géo et les Cahiers du cinéma.

Pendant cinq ans, il a été le photographe officiel de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il est le photographe officiel du Festival de Locarno, en Suisse, depuis sept ans.

De juin à septembre 2014, une exposition au Musée français de la photographie, à Bièvres, est consacrée à son travail au Yémen entre 1975 et 2006.

2015 est marquée par la publication d’un livre sur sa période Hara-Kiri - Charlie Hebdo aux Éditions de La Martinière, qui est présenté lors d’une exposition à Visa pour l’image en septembre.

Il est en résidence photographique à La Capsule, au Bourget, de février 2015 à janvier 2017.

http://xavierlambours.com

     

Stéphane Soularue

            Stéphane Soularue est né à Tulle en 1975. Après des études aux Arts décoratifs de Paris, il commence à travailler comme illustrateur pour la presse (Libération, Le Nouvel Observateur, L’Expansion, L’Humanité…).

Il participe à l’ouvrage collectif Tous coupables en 2007. Sa première bande dessinée (Sueurs noires, parue en 2007 aux éditions 6 pieds sous terre) se présente comme une série de courts récits qui composent un univers inspiré des mondes de Buzzati, de Kafka et de Borgès. Il sonde encore la noirceur de l’âme humaine avec son album Moïse, enfant sauvage (paru chez Rackham en 2010).

Professeur agrégé d’arts appliqués, il enseigne l’illustration et le cinéma d’animation à l’École Estienne depuis 2003.

http://stefsoularue.wixsite.com/soularue

 

Pour le reste​

Philippe Maintigneux donne l’orientation graphique à cet ouvrage de présentation.

 

Sarah Zhiri a assuré la correction des textes.

L'ouvrage est publié par les éditions Prem'Edit.

Les musiciens qui accompagnent Monsieur Pierre (guitare et chant) sont Xavier Zolli (basse), Octave Ducasse (batterie), Alex Finkin (claviers), Vincent Echard (bugle et trompette), Sébastien Decalonne (trombone), Mélina Tobiana (chant sur « Les Yeux et la voix »), Widad Abdessemed (violon sur « Dernier soupir »).

Alban Sautour est l’ingénieur du son qui a mixé et masterisé les chansons